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OUESSANT

Après nos 3 mois en Asie nous cherchions une destination repos, le plus isolés et au calme possible, nous permettant de nous reconnecter à la nature et de nous recentrer sur l’essentiel.

C’est comme ça, après avoir barré d’autres destinations qui nous inspiraient, que nous avons jeté notre dévolu sur l’île d’Ouessant.

Bien avant le départ déjà les rêveries et l’imaginaire se bousculent. D’immenses prairies vertes d’herbe, de bruyère et d’ajonc dans lesquelles ruminent des moutons noirs d’Ouessant, entourés de murs de pierres sèches ou de ruines abandonnées. Des hautes falaises découpées par les spectaculaires tempêtes hivernales et les puissantes vagues de l’océan. Les fleurs sauvages qui poussent à l’abri d’un mur. Les nombreux oiseaux migrateurs, faisant de l’île une réserve naturelle de la biosphère.

Eau, vent, la puissance des éléments est ici décuplée et découvre une nature unique, sauvage, libre.

C’est à bord du Fromveur, le bateau qui réalise la traversée entre le continent et l’île, que l’on prend conscience des paysages majestueux. Cet océan déjà, parcouru de violents courants marins et de centaines d’écueils, ayant rendu l’île « la plus inaccessible de toutes, celle que les marins n’abordent qu’en tremblant » (journal Gil Blas de 1882) et responsable de milliers de naufrages, éventrés sur les récifs au large des côtes d’Ouessant. Puis les falaises, saupoudrées de massifs de fleurs sauvages colorées, en arrivant à proximité de l’île, ciselées par l’érosion, bordées par des eaux parfois turquoise.

Découvrir Ouessant se mérite. 7 bonnes heures de voiture depuis Paris. 1h15 de traversée depuis le Conquet, et encore 30 bonnes minutes à vélo pour rejoindre notre location en vélo. Car oui, à Ouessant le vélo est roi ; il n’est pas possible de traverser avec une voiture, et tant mieux ! ! A presque 6 ans il était grand temps que mon fils apprenne à faire du vélo.

Dès l’arrivée à l’embarcadère 3 loueurs sont présents, et proposent plusieurs types de vélos : bicyclette, VTT, suiveur, carriole, tandem et même vélo électrique. Ils sont tous au même prix, et tous vous proposent d’acheminer vos bagages à votre lieu de résidence pour éviter de les porter sur les vélos : malin !

C’est avec grand bonheur que nous avons pu retrouver les locations de vélo sans antivol, comme ce fut le cas à Ninh Binh au Vietnam ou aux 4000 îles au Laos. Comme là-bas nous avons du, à maintes reprises, mettre pied à terre pour laisser passer les moutons qui avaient décidés de traverser la route pour aller brouter de l’herbe plus fraiche dans le champ d’en face.

Un bonheur pour les enfants, qui ont adoré prendre leur vélo pour se déplacer, qui ont passé des heures à regarder les vagues s’écraser sur les rochers, les oiseaux planer au-dessus de l’océan déchainé, à rêver, affalés dans les herbes rases, à observer les moutons mastiquer l’herbe, à s’encourager pour monter les côtes en vélo, à manger des glaces sur la plage, à s’émerveiller devant les phares dominants les côtes magnifiques de l’île.

Par un jour gris nous avons visité le musée des Phares et des balises, magique et unique musée retraçant l’histoire des phares (ils sont 5 sur ou au large d’Ouessant), leur optique, la vie de famille à l’époque où ils n’étaient pas encore automatisés mais également les naufrages qui ont endeuillé l’île, des maquettes, photos et vidéos. On y apprend par exemple que le phare du Kéréon est luxueusement meublé et bénéficie de somptueux aménagements (les parquets en chêne notamment, obligeant les gardiens de phare à utiliser des patins !)

C’est donc sur ces terres balayées par les vents et le soleil (on a même prit des coups de soleil ! oui ! EN BRETAGNE !) que nous avons pu goûter, encore un peu, au choc de l’isolement, à l’indomptable esprit de liberté des insulaires, à l’enracinement à cette terre hostile, à la solidarité et à la confiance

des habitants, à la soumission aux éléments naturels qui nous rappellent encore et toujours à quel point nous sommes petits et insignifiants à l’échelle du monde. Un très gros coup de cœur !

A savoir :

Tous les parkings du Conquet sont en zone bleue, avec un stationnement limité à quelques heures. Un parking est gratuit, en entrée de ville à côté de la gendarmerie, le Parking des Iles. On a pu y laisser notre véhicule pour la semaine, sans souci. Après on peut rejoindre l’embarcadère à pied en une vingtaine de minutes, sinon des navettes font le trajet pour 1,50 €.

Plusieurs commerces sont regroupés au bourg de Lampaul, on y trouve également une Poste, un distributeur, un médecin et un kiné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les enfants :

Le côté « nature » de la destination se prête particulièrement aux enfants. Il y a peu de voitures et il est donc facile de se promener avec eux sans trop de risques. Par contre attention sur les falaises ! Ne pas s’écarter des chemins pour éviter les chutes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les petits plus : via l’office du tourisme qui propose plusieurs offres d’hébergement, nous avons pu louer une agréable petite maison avec une jolie vue sur mer, isolée par rapport au bourg, ce qui nous a permis de passer un séjour très ressourçant.

On vous conseille également la crêperie du Stang et Chez Jacky pour goûter le plat typique d’Ouessant, le ragoût d’agneau cuit sous les mottes : composé d'agneau, de carottes, de pommes de terre, d'oignons et d'ail, il cuit pendant quatre ou cinq heures dans une cocotte de fonte enfouie sous des mottes de tourbe incandescente (réservation indispensable !)

Pour visionner la vidéo de notre séjour, c'est ici !

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