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Ratanakiri - BanLung

February 10, 2018

Deja 3 semaines que nous baroudons au cambodge, au fil de nos envies et rencontres. Nous sommes animés à chaque fois par un petit pic au cœur de quitter un endroit, et l'excitation d'en découvrir un nouveau. Nous avons complètement adopté notre vie de nomade et nous ne manquons de rien (sauf de lecture).
Mais le cambodge nous laisse une impression mitigée. Nous n'avons pas aimé les villes, mélange de pauvreté et de richesse insolente, nous n'avons pas aimé les transports, grandes arnaques organisées (les chauffeurs de tuktuk qui se jettent littéralement sur un bus quand il arrive et nous harcèle pour savoir si nous avons besoin de ses services, les bus qui nous laissent à 5 km des villes pour qu'on utilise les services de taxi de leurs copains qui nous attendent, les places vendues qui sont plus nombreuses que celles existantes, les heures de trajet complètement aléatoires...), nous avons eu du mal à créer du contact sincère avec les gens. 

 

Pour autant, nous avons beaucoup appris de ce pays grâce aux khmers francophones que nous avons rencontré, nombreux, et nous avons partagé de beaux moments avec d'autres voyageurs.
Ce pays fut surtout un choc des cultures, une première vraie vision de la pauvreté, des paysages incroyables et une aventure à 3 qui a renforcé et soudé nos liens.
Pour notre dernière étape dans le pays nous avons voulu approfondir encore plus nos liens avec les locaux, après nos dernières expériences, et ce fut chose faite.
Pour notre dernière étape nous avons fait route dans le Ratanakiri, région du nord-est du cambodge, là où cohabitent 12 minorités, où la culture sur brûlis est la norme.
C'est la région la plus reculée du Cambodge, la plus difficile d'accès. Ici la terre est rouge, elle colle à la peau, elle tâche les vêtements, elle abîme les poumons. Tout est rouge, la poussière dégagée par le passage des véhicules rend les arbres rouges, les maisons rouges.
En saison des pluies elle se transforme en boue rouge collante et impraticable. 

 

 

 

Nous avons passé 3 nuits chez Vuthy et Ney qui ont ouvert une ecole d'anglais gratuite chez eux, pour donner une chance aux enfants du village de se sortir de la pauvreté grâce à leur connaissance d'une langue étrangère. 

 

 

 

On a dormi dans une petite cabane en bois au fond du jardin, on s'est lavé avec l'eau froide de la jarre à côté des toilettes et on a mis la table et préparé le repas avec Ney. On a été réveillés à 3h du matin par le concert de l'élevage de coq du voisin (d'ailleurs j'ai développé une haine sourde pour ces bestioles qui hurlent bêtement du matin au soir), on a fait des jolies rencontres et des parties de Times Up endiablées.
On a vécu à la khmer, sommairement, largement compensé par l'accueil avec la famille. On prenait les repas ensemble, à la même table, on échangeait sur plein de sujets. 

 

 

 

 

C'était vraiment une chouette étape, clairement pas reposante, mais qui ne nous a pas empêché de faire un trek dans la jungle (qui ne restera pas dans nos mémoires...), mais on a quand même appris à manger de la canne à sucre, à tirer à l'arbalète, On a vu comment poussent les noix de cajou, on est tombé au bout de 4h de randonnée sur des habitations au milieu de nulle part (autant vous dire que les enfants la bas ne vont pas a l'école...) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de s'évader à moto à la recherche des cascades et du plus grand lac du coin ! Il date de 700 000 ans et s'est formé dans le cratère d'un ancien volcan. Il est incroyablement circulaire !

 

 

 

 

 

 

 

Une destination nature en somme, et humaine, car nous avons pu nous imprégner de la vie cambodgienne. Ma fille a participé aux cours d'anglais, mon fils à passé son temps à jouer avec le garçon de la famille. 

 

Mais après 25 jours au cambodge il est temps pour nous d'aller découvrir un nouveau pays...
En guise d'adieu le cambodge nous a offert un dernier trajet en bus comme il sait Le faire...
Un premier trajet en minivan où nous avons voyagé avec un scooter comme passager, et partagé des fruits et spécialités avec les passagers. Puis j'ai été dans une compagnie de bus acheter un billet pour le laos...

 

 

 

 

Avec une heure de retard un minibus est arrivé. Dedans, 3 sièges libres parmi les milliers de mangues entassées jusqu'au plafond. 

En fait c'est un particulier qui nous a covoituré...on a passé la frontière ensemble, puis il nous a laissé sur le bord de la route. Un tuktuk side-car nous a emmené à l'embarcadère, puis nous avons pris un bateau et enfin nous avons pu savourer la vie laotienne... 

 

Et pour voir notre vidéo de notre vadrouille au cambodge, c'est ici ! : Les makymi au Cambodge 

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