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Luang Prabang

February 28, 2018

Dernière étape du Laos : Luang Prabang. Cette ville du nord du pays est classée au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, en raison de ses nombreux temples religieux et de son histoire.
Je redoutais la route, 6h de virages de montagne, mais finalement notre prudent chauffeur a géré le trajet comme un chef. Alors que les virages se succédaient, nous avons tout d'un coup été stoppés par un bouchon en pleine montagne. La route était en si mauvais état que certains véhicules n'arrivaient pas à passer !

 D'autres ont fait descendre tous les passagers pour traverser la route plus légers. Le Laos est un pays très peu industrialisé, les villes sont en fait de gros bourgs et nombre de routes ne sont pas goudronnées.
Arrivés en ville il faut trouver une auberge. Beaucoup sont pleines ; il y a beaucoup d'européens en vacances.
Il fait très chaud alors on ralentit le rythme.
On visite la ville à pied, entre vestiges coloniaux et temples dorés.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On va à la recherche des artisans, tisseurs de soie et tailleurs, on trouve également des confectionneurs de papier à la main. 

 

 

 

 

 

 

 

 

On montera aussi au sommet du mont Phu Si, au coeur de la ville découvert le stupa qui veille sur la ville ! Construit en 1804 sous le règne du roi Anourouth, le Wat That Chomsi est devenu un symbole de la spiritualité de Luang Prabang. Le Stupa est accessible après avoir gravi les 300 marches qui sillone la colline bordée de temples, de beaux arbres ombragés et offrant à son sommet une vue magnifique sur le Mékong d’un côté et la rivière Nam Khan de l’autre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On est également partis en pleine forêt à la recherche de la plus belle cascade du Laos, au milieu d'un parc recueillants des ours noirs. 

Pendant toute l'agréable balade dans la jungle, je me suis demandé ce qu'avait du ressentir la personne qui a découvert cette incroyable et sublime cascade ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a flâné dans les marchés (nombreux) de la ville 

 

 

On a visité un musée présentant les minorités présentes au nord du laos, le musée est vraiment chouette avec des enfants.

 

 

On a admiré toutes les fleurs dans la ville, et on ne se lasse toujours pas des couchers de soleil sur le Mékong...

 

 

 

 

 

Le Laos est un pays méconnu pour lequel nous n'avions pas d'attentes. Et nous avons adoré y passer du temps, pas assez pour y faire tout ce qu'on aurait voulu mais suffisamment pour apprécier le calme et la douceur spécifique qui règne dans ce pays. Tout est calme, l'atmosphère est propice à la détente et au repos.
Un proverbe dit " Les Vietnamiens plantent le riz, Les Cambodgiens le regardent pousser, les Laotiens l'écoutent pousser et les Chinois le vendent"
Et c'est vrai qu'ici, il ne faut pas trop en faire...en demander...il faut manger tôt sous peine d'attendre son plat une bonne heure..la tranquillité qui y règne et si agréable qu'on a fait que de se dire "Mais qu'est ce qu'on fout à Paris ?"

J'ai adoré la nonchalance insolente de ce pays, et je m'y suis sentie parfaitement à ma place ; combien de fois m'a-t-on reproché ma nonchalance dans le monde professionnel ! Pourtant ne nous y trompons pas, il ne s'agit en aucun cas d'un manque d'enthousiasme ; la gentillesse et la simplicité sont les meilleurs traits de caractère des laos. 

Les enfants me l'ont dit un nombre de fois incalcuble dans ce pays ; il ne veulent plus d'une vie de stress, d'agressivité, où il faut se dépêcher de tout faire...
En fait depuis le laos ils me demandent de partir vivre à la campagne !
Quel plaisir égoïste d'avoir pris ces mois pour profiter d'eux à temps plein...je les redécouvre, j'ai des vraies discussions poussées avec eux, des moments plein de sincérité où l'on n'est pas dérangé par le téléphone, la télé, les devoirs, les courses à faire..
Ils continuent d'apprendre l'échange, la tolérance, la patience, la différence, mais je crois qu'au Laos ils sont allés plus loin que tout ça. Ils réfléchissent sur leur vie, leurs attentes, leurs envies. Ils appréhendent le retour même si ils savaient dès le début que ce ne serait qu'une parenthèse.
Mais petit à petit nos réflexions changent. Et si la parenthèse se prolongeait ? Et si on vivait différemment ?
La vie nous réserve de belles surprises quand on y croit. On sait que ce n'est que le début et que la vie ne pourra pas reprendre "comme avant". Les rencontres que l'on a faites sur la route nous ont fait réfléchir. Par forcément sur le moment, mais comme si, débarrassés des problèmes du quotidien, le cerveau avait toute la disponibilité pour imprimer les leçons que la vie et les gens rencontrés nous donnent.
On a vécu ces derniers mois très simplement, avec un seau d'eau en guise de chasse d'eau dans la majorité des toilettes, avec des moustiquaires en guise de vitre aux fenêtres, avec des trajets sans savoir l'heure d'arrivée, à manger des fruits directement cueillis dans l'arbre, à vivre au rythme du soleil.
Les enfants ne demandent plus à regarder la tablette, à manger du Nutella. Leur imagination se développe à toute vitesse et ils m'étonnent de leur capacité d'invention.
Tant de fois j'ai vécu des situations incongrues, et je me suis dit "mais quel scandale ça aurait fait en France !" Et je continue à me demander pourquoi nous, peuple si riche et avancé, avons pu tomber si bas dans les échanges humains, la gentillesse, la bienveillance, la solidarité.
Parfois je lis les infos de France, et finalement je trouve qu'on a la météo qu'on mérite..nous vivons depuis des semaines avec des températures quotidiennes à plus de 30 degrés, avec des gens si chaleureux !
Nous avons continué à découvrir la liberté, en partant plusieurs jours à moto en totale autonomie, sans dépendre des horaires de bus, à manger à 15h si c'est l'heure où nous avions faim, à nous coucher à 21h si le cycle du sommeil s'enclenchait à ce moment-là.
Je garde en mémoire cet instant ou notre tuktuk a fait tomber le parasol d'une vendeuse de fruit sur le trottoir. À sa place j'aurais bouilli intérieurement ! Et elle, elle a éclaté de rire ohohoh mon parasol est tombé. Quelle leçon !
Nous quittons le Laos le coeur lourd car nous savons que nous quittons aussi des semaines de vie à la campagne, dans des pays peu avancés et encore si chaleureux et authentiques, pour un pays bien plus occidentalisé.

Et pour voir notre petit film du Laos, c'est ici ! Les Makymi au Laos - 2018  

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