© 2019 par Ma & Ky & Mi

Johannesburg

February 27, 2019

L'Afrique du Sud. Ce pays qui ne m'était jamais venu à l'esprit, et qui s'est imposé comme une évide

 

nce. Je cherchais une destination au climat doux, avec des espaces naturels à perte de vue. Et puis Skyscanner qui me propose des billets. Vol direct, de nuit. 1h de décalage horaire. Je prend les billets. Je ne me doutais pas que ça serait le début d'une préparation de l'angoisse. Pour lutter contre le trafic d'enfants, la réglementation est drastique, encore plus pour ceux qui voyagent seuls avec des enfants. Je dois fournir un tas de papiers, traduits, avec signature légalisée et certification conforme à l'original. Je dois aussi préparer tout mon circuit, les heures de route par étape, car l'Afrique du Sud ne se visite pas en transports en communs. Il me faudra louer une voiture. Ils roulent à gauche. Je n'aurai pas mon permis de conduire international à temps. Je dois réserver toutes mes nuits à l'avance, moi qui ne réserve jamais rien. Plus d'une fois j'ai eu envie d'annuler mes billets. Et j'ai tenu bon, certaine du beau voyage que j'allais faire, avec mes enfants. Moins d'un an après notre retour d'Asie, nous voilà repartis fouler le sol d'Afrique.

 

 

 

A l'aéroport, une voix désolée annonce que le vol pour Shanghai est annulé car l'appareil est endommagé. La même voix nous annonce que le commandant de bord pour Hong-Kong est introuvable et que le vol aura du retard. Notre avion aussi aura du retard, car la cabine n'est pas prête.

A minuit enfin, on embarque.

 

 

 

Je sombre dans un semi-sommeil pendant que les enfants rattrapent leur quotidien sans télé sur les écrans de l'avion. Au milieu de la nuit , alors que tous les passagers sont plongés dans une douce somnolence, on nous annonce des turbulences. Qu'il est loin le temps où j'aurais été terrifiée...ma phobie de l'avion est définitivement vaincue. Plus tard on demandera un médecin pour un passager malade, sans bouleverser la quiétude des passagers.

 

Au petit matin, a l'ouverture du hublot, on découvre les terres désertes et brûlées par le soleil que l'on survole.

 

L'arrivée à Johannesburg est ce que j'appréhendais le plus. Malgré mon dossier de documents, la douanière me dit que les actes de naissance ne sont pas traduits. Je lui dis que si, c'est l'extrait d'acte plurilingue. Elle me dit qu'elle n'a pas le temps de lire, qu'une longue queue de passagers se forme derrière moi. Je ne bouge pas, en lui désignant les petites lettres du formulaire traduisant les mots. Elle finit par tamponner les passeports, lasse. Une autre épreuve m'attend ensuite ; louer la voiture. La dame est charmante et n'insiste pas quand je refuse les différentes assurances qu'elle essaye de me vendre. Je demande un siège-auto pour mon fils pour plus de confort pendant ses siestes en voiture. Mais le siège-auto ne s'attache pas dans la voiture, alors on me surclasse. Me voilà désormais au volant d'une Toyota Corolla, bien plus que grosse que les voitures que je conduis habituellement.

 

 

C'est là que je me rend compte que je n'ai jamais conduit de voiture automatique et que je ne sais absolument pas à quoi correspondent les lettres sur la boîte de vitesse...je ne sais ni avancer, ni reculer. J'interpelle un pauvre balayeur qui passe par là, et qui m'expliquera gentiment comment faire.

 

5 minutes après me voilà à 120 sur la 5 voies du périph de Johannesburg. On arrive à notre guesthouse, dans le charmant quartier de Melville. Il y a des gardes dans les rues et toutes les maisons sont entourées de barbelés ou grillages électrifiés.

 

 

 

 

 

Comme il y a seulement 1h de décalage horaire, on tient plutôt bien le coup et on décide d'aller au musée de l'Apartheid. J'avais lu des livres aux enfants sur cette période là et ils connaissaient donc l'histoire singulière de ce pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée est vraiment bien fait et bien documenté, assez appuyé sur la révolte des étudiants et le soutien des blancs a l'ANC. Il est difficile, notamment les vidéos ou des noirs sont passés à tabac et la salle où 131 cordes tombent du plafond en hommage aux prisonniers politiques exécutes. Ma fille de 10 ans a été choquée de savoir que tout cela a existé et que ça a pris fin officiellement il y a 25 ans...

 

 

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